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Planification de la récupération en fonction de la charge d'entrainement et de l'approche compétitive de haut niveau
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- Planification de la récupération en fonction de la charge d'entrainement et de l'approche compétitive de haut niveau
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- Online since
- 27/04/2010
- Production date :
- 2009
- Duration :
- 00:44:50
- Production :
- INSEP
- Author :
- Inigo Mujika
- Director :
- MAPI
Les programmes d’entraînement des athlètes de haut niveau comprennent généralement une phase d’entraînement caractérisée par une réduction de la charge de travail au cours des derniers jours avant une compétition majeure, connue sous le nom « affûtage » ou « taper » en anglais. Le but de l’affûtage est de diminuer la fatigue résiduelle induite par l’entraînement intensif, développer les adaptations physiologiques, et par conséquent la performance (Bosquet et al. 2007). La réduction de la charge d’entraînement peut être effectuée par différentes modifications au sein du programme d’entraînement de l’athlète, telles qu’une réduction de la fréquence, du volume et/ou de l’intensité de l’entraînement.
Cependant, il paraît important de déterminer le plus précisément possible dans quelle mesure la charge d’entraînement doit être réduite afin d’optimiser la récupération, en maintenant ou favorisant les adaptations et les performances sportives.
Des modèles mathématiques des effets de l’entraînement sur la performance ont contribués de manière significative à la compréhension et à l’optimisation des programmes de récupération précédant la période compétitive. Des simulations basées sur des paramètres de modèles linéaires ont permis de mettre en place une durée optimale d’affûtage et de vérifier le bien-fondé d’une période d’affûtage progressive.
Différents paramètres de modèles dose-réponse ont été récemment utilisés pour évaluer les caractéristiques optimales d’affûtage chez des nageurs élites. Une augmentation préalable de la charge d’entraînement de 20% pendant les quatre semaines précédant l’affûtage afin d’épuiser les athlètes pourrait améliorer ensuite la performance, mais nécessiterait une longue période d’affûtage pour effacer complètement la fatigue et générer des adaptations (Thomas et al. 2008). Des simulations informatiques prédisent aussi qu’une augmentation de 20-30% de la charge d’entraînement durant les 3 derniers jours de la période d’affûtage n’entraverait pas la suppression de la fatigue et pourrait être bénéfiques pour la performance en générant des adaptations supplémentaires (Thomas et al. 2009).
Les facteurs environnementaux comme le voyage à travers les fuseaux horaires, la chaleur et l’altitude peuvent perturber la préparation des athlètes engagés dans des compétitions internationales. Les interactions entre l’affûtage et ces facteurs de stress liés à l’environnement dans lequel évolue l’athlète, n’ont jamais été étudiées. Néanmoins, il a été recommandé de réduire le volume d’entraînement pour faire face au décalage horaire, et d’intégrer cette réduction de l’entraînement au sein du programme d’affûtage de l’athlète.
Ainsi, les bénéfices physiologiques générés par les adaptations au nouvel environnement se transfèrent vraisemblablement durant l’affûtage pour améliorer la performance en compétition. S’affûter dans des environnements chauds avant les compétitions semble être compatible avec une réduction du volume préconisée lors de confrontations à des stress thermiques. De manière similaire, les camps d’entraînement en altitude requièrent généralement une réduction initiale de la charge d’entraînement, qui en elle-même peut constituer une forme d’affûtage (Pyne et al. 2009).
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