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Stratégies et techniques de pré-cooling et post-cooling comme moyen d'améliorer la performance et la récupération sportive
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- Stratégies et techniques de pré-cooling et post-cooling comme moyen d'améliorer la performance et la récupération sportive
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- Online since
- 27/04/2010
- Production date :
- 2009
- Duration :
- 00:27:50
- Production :
- INSEP
- Author :
- Robert Duffield
- Director :
- MAPI
L’utilisation de la technique de cryothérapie comporte l’utilisation d’une gamme d’interventions destinées à réduire la température de la peau, du muscle ou du corps entier, et des fonctions physiologiques associées. De manière générale, les techniques de refroidissement (cooling) peuvent être classées selon la zone corporelle de l’intervention ; sur le corps entier (immersion en eau froide, douche froide, chambre froide) ou sur une partie du corps (vestes glacées, serviettes froides, ou blocs de glace)1,2. Le refroidissement post-exercice (post-cooling) se révèle une stratégie populaire de récupération, utilisée dans différentes conditions environnementales, sans se soucier de la charge liée à la thermorégulation. Les résultats issus des recherches sur l’efficacité du refroidissement post-exercice comme stratégie de récupération sont quelque peu mitigés. Cependant, il existe suffisamment d’éléments pour suggérer des bénéfices liés à ce type de pratique3. D’une part, le refroidissement pré-exercice est généralement utilisé durant l’échauffement dans des environnements chauds, et d’autre part est recommandé comme moyen ergogénique quand la charge de thermorégulation associée à l’exercice est importante.
Le refroidissement post-exercice est généralement utilisé comme une stratégie à l’issu des exercices effectués dans des conditions chaudes et humides. Alors qu’il a été montré que l’immersion post-exercice en environnement froid altère le fonctionnement physiologique, des résultats divergents existent concernant des bénéfices potentiels sur la performance. Lorsque le refroidissement est utilisé à la suite d’un exercice effectué dans la chaleur, il s’ensuivra de manière évidente une amélioration des performances musculaires.
Cependant, quand l’immersion est pratiquée à la suite d’un exercice d’intensité faible ou élevée dans un environnement thermique neutre, les bénéfices sur la performance sont quelque peu équivoques1. De plus, alors qu’il existe une amélioration certaine (<3h) de la performance musculaire suite à un refroidissement réalisé post-exercice, les bénéfices à long terme (24h) semblent être mineurs ; à moins que le type d’exercice réalisé (facteur important à prendre en considération) provoque une détérioration de la performance. En conséquence, la littérature actuelle rapporte des résultats mitigés sur l’utilisation des techniques de refroidissement post-exercice, alors que ces techniques semblent constituer une stratégie de récupération efficace à la suite d’exercices réalisés dans des environnements particuliers (chaleur, blessure).
Actuellement, les données issues des laboratoires encouragent l’utilisation des techniques de refroidissement pré-exercice pour améliorer la performance et limiter l’augmentation de la température centrale au cours des exercices continus ou intermittents de durée prolongée effectués dans la chaleur. Alors que la réduction de la température d’un muscle actif est connue pour réduire la production de force, celle-ci semble l’emporter en limitant les risques de diminution de la régulation des muscles actifs liés à la chaleur durant l’exercice1,2. Par ailleurs, cette contradiction explique probablement pourquoi le refroidissement a des effets négatifs sur des efforts maximaux de courte durée, mais est ergogène pour des exercices de durée prolongée. De plus, il semble aussi que le refroidissement dans des environnements neutres ou tempérés conduise à une amélioration mineure de la performance ; soulignant d’avantage les mécanismes de thermorégulation à la base des bénéfices du refroidissement 1,2.
En résumé, une partie grandissante de la littérature prétend que les méthodes de refroidissement peuvent améliorer la performance et la récupération, suite à des exercices prolongés d’intensité faible ou élevée.
Par conséquent, le fait de se refroidir avant ou après un exercice peut alléger la charge thermique ou modifier le fonctionnement physiologique et/ou neuromusculaire pour permettre une augmentation de la production de force musculaire, améliorant ainsi la performance et la récupération.
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