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La cryothérapie corps entier en médecine du sport

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  • La cryothérapie corps entier en médecine du sport
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Online since
28/04/2010
Production date :
2009
Duration :
00:22:13
Production :
INSEP
Author :
Etienne Barbiche
Director :
MAPI

La cryothérapie du corps entier a vu le jour en 1978 au Japon grâce aux travaux du Pr. YAMAUCHI. Il a présenté ses résultats pour la première fois à l’occasion du congrès Européen des rhumatologues à Wiesbaden en 1979. Les premiers appareils utilisent l’azote liquide puis le principe du « réfrigérateur ».
Trois gaz frigorifiques subissent trois cascades de compression afin d’obtenir un air sec et froid. Le système est constitué d’une chambre à -110°C à laquelle on accède par un ou deux sas afin de limiter les écarts brutaux de température ainsi que le brouillard créé par l’humidité de l’air.
La CCE trouve son intérêt, dans un premier temps, dans le domaine de la rhumatologie, en particulier pour les pathologies inflammatoires et spastiques. Les rhumatismes inflammatoires, la SPA en sont les premières indications. Par la suite la neurologie y trouve un bénéfice pour le traitement des SEP et de la spasticité qui l’accompagne. Enfin la CCE permet à la dermatologie de compléter le traitement des dermites inflammatoires, tel que le psoriasis.
Elle étend assez récemment ses indications à la médecine du sport, bénéficiant de ses effets récupérateur musculaire. Peu de centres « risquent » l’investissement, pour des raisons budgétaires souvent et ceux qui se le permettent en tirent de réels bénéfices. Ces bénéfices sont probables sur la récupération musculaire et trouvent un intérêt net chez le sportif en cours de réhabilitation. La tolérance est étonnamment bonne et les effets secondaires quasi absents, à ce jour. De ce fait la CCE devient « intéressante » pour des centres français, tels que le CERS de Capbreton ou l’INSEP.
A ce jour, la validité de l’intérêt de la CCE pour la récupération du sportif est au goût du jour. Des projets en cours permettront de l’étayer biologiquement parlant. L’avenir de la CCE en médecine du sport se portera sur son utilisation en kinésithérapie. En effet il paraît logique de profiter de ses effets sur la spasticité musculaire et anti inflammatoires pour que la prise en charge de pathologies telles que les tendinites, les déficits d’amplitude, les algodystrophies, soient améliorées.
En conclusion, La CCE apparaît depuis quelques années comme un nouvel outil de médecine physique qui trouve sa place progressivement dans la médecine du sport. Bien que son utilisation soit assez confidentielle, les résultats, la tolérance et l’intérêt scientifique font que la CCE est de plus en plus présente sur la scène internationale, médicale et sportive.

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