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La récupération

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  • La récupération
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Online since
28/04/2010
Production date :
2009
Duration :
00:18:12
Production :
INSEP
Author :
Eric Joussellin
Director :
MAPI

La récupération se définit par le temps qui sépare deux séances d’activité physique (entraînement et/ou compétition) ainsi que par la qualité de cette récupération : active ou passive. Jusque dans les années 1960-70, à une époque où l’entraînement des sportifs de haut niveau était progressivement devenu quotidien, le seul intervalle de temps séparant deux séances caractérisait la récupération. On ne se préoccupait pas alors du contenu de cette récupération, la plupart des sportifs ayant une activité professionnelle en dehors du sport. Quelques sports comme le cyclisme ou la boxe utilisaient des soigneurs dont la particularité était, d’abord de ne posséder aucun diplôme dans le domaine médical ou de l’entraînement, mais utilisaient des recettes de leur cru, rarement académiques.
Les masseurs kinésithérapeutes ont progressivement intégré l’encadrement des équipes nationales et professionnelles lors des stages et compétitions à partir des années 70, et l’on a alors utilisé le massage post entraînement comme mode de récupération.
Aux massages s’est rapidement adjoint la balnéothérapie et certains pays d’Europe de l’est l’ont développé comme un élément incontournable de la récupération.
L’intégration systématique des médecins aux équipes nationales et professionnelles à partir des années 1970-80 a permis de mettre l’accent sur la diététique et l’hydratation des sportifs, en insistant sur le quantitatif (nombres de calories), le qualitatif (répartition glucides, lipides, protides), et la répartition des repas avec des rations d’attente, d’entraînement et de récupération. L’équipe d’Albert Creff en France s’est illustrée dans ce domaine.
Parallèlement à ces évolutions, l’entraînement est devenu biquotidien dans tous les sports à partir des années 1980-90. Et l’on constate alors que le temps entre deux séances d’entraînement, y compris avec les massages, la balnéothérapie et une diététique adaptée, ne suffit plus pour qu’un sportif retrouve l’intégrité de ses moyens. C’est alors que l’on voit apparaître d’un côté une multitude de moyens physiques destinés à mieux récupérer (le chaud, le froid, la physiothérapie, l’électro-stimulation…) et d’un autre des aides ergogéniques pour mieux s’entraîner et mieux récupérer : les boissons énergétiques ou de récupération, les compléments alimentaires, les vitamines, les oligoéléments, les acides aminés …, sans compter les médicaments détournés de leur usage thérapeutique à des fins de dopage.
C’est pour répondre à ces évolutions liées à l’entraînement que s’imposent les athlètes, que le département médical de l’Insep a été déjà deux fois l’acteur d’Entretiens de l’Insep consacré à la récupération : en octobre 1994 et en novembre 1998 (1,2).
On avait observé lors des premiers Entretiens en 1994 qu’il existait beaucoup d’incertitudes sur la récupération, de très nombreuses techniques faisant plus état d’allégations que de preuves bien documentées de leur efficacité. C’est pourquoi nous n’y avions pas invité de fabricants de matériel !
Le département médical avait alors le projet (porté en interne par Jean-François Lamour) de créer une unité de récupération centrée sur la balnéothérapie et la masso-kinésithérapie. Ce projet a en partie été réalisé par le centre d’hydrorécupération de Marie-Thérèse Eyquem, très utile à certaines équipes, mais dont on a perçu rapidement les limites.
Les Entretiens de 1998 complétaient les précédents en les axant plus sur la nutrition et l’endocrinologie.
Le plan actuel de rénovation de l’Insep a été mis à profit pour agrandir et rééquiper le département médical, en particulier l’espace de masso-kinésithérapie, dans le but de proposer aux sportifs des moyens de récupération leur permettant de mieux supporter les charges d’entraînement inhérentes à la haute performance. Certains de ces moyens sont anciens (le massage, le glaçage, les étirements, la physiothérapie …) d’autres plus nouveaux (la cryothérapie corps entier à -110° c, la luminothérapie, la relaxation par lits d’eau ou infra rouges…..) pour lesquels existent inévitablement un effet de mode.
C’est pour faire le point de ces techniques anciennes et nouvelles que nous avons réuni aujourd’hui des spécialistes de la récupération plus ou moins liée au domaine médical. On va donc avoir l’occasion d’écouter, puis s’interroger sur les techniques proposées, mais est-il nécessaire de garder présent à l’esprit que la mission première du corps médical dans le domaine du sport est de veiller à la préservation de la santé du sportif dans le respect de l’éthique médicale et sportive.

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