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Les boissons énergétiques pour la restauration optimale des sources d'énergie

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  • Les boissons énergétiques pour la restauration optimale des sources d'énergie
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Online since
28/04/2010
Production date :
2009
Duration :
00:44:13
Production :
INSEP
Author :
Jonathan Tremblay
Director :
MAPI

La séance d’entraînement ou la compétition, en fonction de la quantité de travail effectuée et de l’intensité des efforts, peut entraîner une déshydratation et une perte d’électrolytes ainsi qu’une déplétion des réserves de glycogène musculaire et hépatique. La capacité de l’athlète à reproduire une performance pourra dépendre de la qualité de sa récupération pour laquelle la nutrition joue un grand rôle. En effet, la resynthèse du glycogène musculaire est probablement le facteur le plus déterminant du temps requis pour la récupération. La grande disponibilité des boissons énergétiques commerciales ou de conception artisanale, ainsi que leur efficacité potentielle pour optimiser la récupération leur confèrent un rôle d’importance dans le rituel d’entraînement de l’athlète. Leur consommation, de sorte à en tirer les bénéfices maximaux pour la récupération, doit toutefois respecter certains principes clés. Premièrement, il va sans dire que le volume de boisson ainsi que la dose de substrat ingérée à la suite de la période d’exercice dépendra des pertes liquidiennes et de la déplétion des réserves de glycogène encourues. En général, un volume de 1L de liquide par kg de masse corporelle perdue est recommandé pour la réhydratation. À chaque heure suivant l’arrêt de l'exercice, l'ingestion d'un volume légèrement plus élevé (1.2 L/kg), accompagné d’une dose de glucose correspondant à 8-10% du volume de la boisson et 1% de chlorure de sodium permettront d’atteindre un taux maximal de restitution des réserves de glycogène. Les autres substrats glucidiques tels que le fructose, saccharose et polymères de glucose, quoique absorbés par le tube digestif à un taux sensiblement similaire au glucose, mènent à une réponse insulinémique plus faible ce qui limite la captation insulinodépendante de glucose par le muscle. L’ingestion d’une dose de glucose supérieure à 1.2-1.5 g/kg ne procure pas un taux de resynthèse supérieur et peu entraîner des problèmes gastro-intestinaux. Le taux de resynthèse du glycogène musculaire atteint un pic à l’arrêt de l’exercice et décroît par la suite de manière très rapide, n’atteignant qu’environ 45% du taux initial deux heures après la fin de l’exercice. La fenêtre temporelle optimale pour ingérer la boisson débute donc dès l’arrêt de l’effort. En comparaison avec l’ingestion en bolus, l’ingestion sous forme de fractions, toutes les 10-15 minutes, permet d’accélérer la vidange gastrique de la boisson augmentant sa disponibilité et de maintenir l’insulinémie élevée pendant une période prolongée. Finalement, l’addition d’une faible dose de protéines ou d’un mélange d’acides aminés (10-15g) à la boisson peut également activer l’anabolisme protéique et contribuer à la régénération et la croissance des tissus. La consommation d’une boisson énergétique en respectant les principes énoncés ci-haut pourra favoriser l’atteinte d’un état d’entraînement propice au développement des qualités du sportif.

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