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Stratégies nutritionelles pour une récupération optimale
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- Stratégies nutritionelles pour une récupération optimale
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- Online since
- 28/04/2010
- Production date :
- 2009
- Duration :
- 00:57:00
- Production :
- INSEP
- Author :
- Jacques Poortmans
- Director :
- MAPI
La compétition sportive de haut-niveau et l’entraînement intensif nécessitent une utilisation d’énergie complémentaire qui doit être rapidement compensé afin de maintenir la période d’activité physique. Les substrats énergétiques utilisés sont spécifiques de la nature et de l’intensité du geste sportif. Nous envisagerons les deux situations extrêmes : les sports de puissance, l’activité d’endurance. Dans les deux cas, l’essentiel est de restaurer les faibles réserves musculaires en ATP, seul substrat nécessaire à l’association des protéines contractiles. Cette restauration s’élabore à partir d’autres substrats présents dans l’organisme (comme la phosphorylcréatine, le glycogène, les acides gras, les acides aminés), ou apportés par une alimentation adéquate dans la phase de récupération.
En général, les réserves musculaires en ATP et en PC sont rapidement reformées dès l’arrêt de l’exercice (20 min au maximum). Ainsi, une complémentation de ces deux substrats énergétiques s’avère inutile.
Par contre, les activités d’endurance lors d’une compétition, ou les répétitions d’exercices de puissance au cours des séances d’un entraînement intensif, conduisent l’athlète à utiliser des quantités importantes en glycogène musculaire et hépatique. Dans ce cas, la restauration glucidique est un élément fondamental, quoique assez lent (24-48h).
La resynthèse en glycogène impose une alimentation glucidique dès l’arrêt de l’activité intensive. Cet apport se basera sur un complément liquidien rapide (1-2h) de glucose ou de saccharose (60 à 90g), suivi de prises successives et régulières de repas ou collations glucidiques sous formes variées (des exemples seront proposés). Selon la nature de l’activité sportive, la réplétion glucidique de chacun des 2 jours postexercice peut s’échelonner de 7 à 10g de glucides (poids sec) par kg de poids corporel.
Le sport intensif s’accompagne également d’une utilisation modérée d’acides aminés (environ 5g par heure).
Lorsque les exercices comportent des contractions excentriques, il apparaît également des microlésions musculaires qui devront être réparées dans la phase de récupération (plusieurs jours). Ceci nécessite une complémentation en acides aminés la plus précoce possible (2-4h) après l’arrêt de l’activité musculaire.
Différentes formules sont proposées (protéines du lait ou du petit-lait, acides aminés essentiels, leucine). Ces diverses propositions de complémentations spécifiques seront étayées par les résultats d’expérimentations menées chez l’être humain. L’analyse des mécanismes biochimiques confirmera leur validité, tout en écartant les solutions « miracles » suggérées par quelques firmes de l’agro-alimentaire.
podcaster
Les Voeux du Président de la République au Monde Sportif
