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Utilisation de la variabilité de la fréquence cardiaque dans l'analyse de la fatigue et de la récupération du sportif de haut niveau
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- Utilisation de la variabilité de la fréquence cardiaque dans l'analyse de la fatigue et de la récupération du sportif de haut niveau
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- Online since
- 28/04/2010
- Production date :
- 2009
- Duration :
- 00:29:24
- Production :
- INSEP
- Author :
- Laurent Schmidt
- Director :
- MAPI
L’utilisation de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) pour évaluer le niveau de fatigue et de récupération des sportifs est récente. Les premières publications scientifiques sur ce thème datent des années 1998-2000. L’intérêt de cette approche est d’apporter, de manière non invasive, une évaluation indirecte du niveau d’activité du système neuro-végétatif (SNV). L’analyse de la VFC mesure la variabilité des écarts (ms) entre les ondes R des battements cardiaques et Akselrod et al. (1981) ont mis en évidence la relation entre la VFC et l’activité du SNV. L’action de la branche parasympathique du SNV sur la VFC est représentée par un système d’ondes de haute fréquence (HF) de 0.15 à 0.40 Hz. Les ondes de basse fréquence (BF) de 0.05 à 0.15 Hz représentent principalement l’activation de la branche sympathique du SNV. Le système parasympathique régule l’homéostasie, la reconstitution des réserves énergétiques. Il est calmant et, par l’action du nerf vague, ralentit la FC. Il est en relation avec la ventilation (rythme et amplitude respiratoire) et son neuromédiateur est l’acétylcholine. Le système sympathique est stimulateur, il agit par la voie des catécholamines (adrénaline et noradrénaline). Il accélère la FC, active la dégradation des réserves énergétiques, régule la contraction des résistances vasculaires périphériques. Il est en relation avec la tension artérielle. La déstabilisation du SNV au cours de l’entraînement sportif est plus ou moins importante en fonction de l’intensité des séances et de la charge globale de travail. L’analyse de la VFC permet d’évaluer le niveau de cette déstabilisation et de caractériser différents types de fatigue : du niveau aigu que l’on peut qualifier de normal dans l’entraînement, jusqu’à des fatigues prononcées, chroniques, pouvant amener au sur-entraînement. Sous l’effet aigu d’un entraînement intensif, l’activité parasympathique est affaissée et l’activité sympathique stimulée. Les délais de récupération vont suivre la vitesse de réactivation du système parasympathique qui peut alors être un indice de récupération (Al Haddad et al. 2009). Une typologie de la fatigue a été présentée par Kuipers et Keiser (1988), avec une situation qualifiée d’over-reaching, montrant une augmentation de FC, un rapport LF/HF avec une forte dominante sympathique et un affaissement de l’activité VFC totale ; une autre, nommée over-training, caractérisé par une baisse de FC, une forte dominante de l’activité HF et une augmentation très importante de l’activité totale VFC. Uusitalo et al. (2000) ont décrit un autre type de fatigue : alors que les premiers se manifestent dans l’analyse VFC en position de repos couchée, celui-ci apparaît dans l’analyse VFC en position de repos debout et présente une augmentation importante de FC, un affaissement très important de l’activité totale VFC et surtout de l’activité BF. Des études en cours vont venir préciser cette utilisation de la VFC pour évaluer le niveau et le type de fatigue ainsi que l’adaptation des processus de récupération.
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